Étude de Bayer : un fossé entre le consommateur et l’agriculture

Les jeunes agriculteurs veulent communiquer davantage avec le grand public

Lundi 2 octobre 2017

  • La connaissance de l’agriculture chez le consommateur est historiquement basse. Le Belge s’attribue en moyenne une note de 4,4 sur 10
  • 2 Belges sur 3 (63 %) ont un avis très positif sur l’agriculture, mais à peine 1 sur 5 pense que l’agriculture est promise à un bel avenir
  • D’après le consommateur, le prix est le principal défi pour les agriculteurs
  • Les jeunes agriculteurs sont conscients de la problématique et sont disposés à communiquer davantage avec le grand public
Le Youth Ag-Summit, le sommet mondial des jeunes en agriculture, où 100 jeunes leaders d’opinion réfléchiront à l’avenir du secteur, aura lieu du 9 au 12 octobre à Bruxelles. À l’occasion de ce sommet, Bayer a fait réaliser en juillet 2017 une vaste étude sur l’agriculture auprès des consommateurs et jeunes agriculteurs belges. Il en ressort que l’agriculture en tant que secteur est très bien perçue, mais que le consommateur ne sait pas bien ce que représente exactement le secteur. Les Belges ne voient pas l’avenir de l’agriculture en rose : à peine 1 sur 5 croit que le secteur réserve un bel avenir aux jeunes. Les jeunes agriculteurs en concluent qu’ils doivent sortir de leur réseau et communiquer davantage avec le grand public.

Le prix des denrées alimentaires, principal écueil

D’après le Belge, le principal défi pour les agriculteurs et le secteur agricole réside dans l’obtention d’un prix équitable. Le deuxième grand défi pour le Belge, d’ailleurs lié au premier, réside dans la marge bénéficiaire trop faible que les agriculteurs obtiennent sur leurs produits.

Le Belge est en revanche prêt à contribuer à améliorer cette situation. Plus de la moitié (56 %) des Belges sont prêts à payer plus pour leur alimentation si cette plus-value va directement dans la poche de l’agriculteur.

Le prix des denrées alimentaires est un critère essentiel à l’achat : après la fraîcheur (73 %), le prix (69 %) est le principal facteur qui détermine notre comportement d’achat.

Le Belge est clairement préoccupé par les défis auxquels sont confrontés les agriculteurs. Les consommateurs reconnaissent la qualité élevée, la sécurité et le caractère innovant de nos produits locaux. En dépit de la grande solidarité avec l’agriculteur et la volonté de soutenir le secteur, nous sommes nombreux à nous demander comment nous y prendre.

Fossé entre le Belge et l’agriculteur

L’urbanisation a eu une influence sur la manière dont le Belge considère le secteur agricole. Le Belge se donne une note insuffisante en ce qui concerne sa connaissance de l’agriculture. La Flandre obtient le meilleur score avec 4,6 sur 10, talonnée par la Wallonie avec 4,4 sur 10. C’est à Bruxelles que le fossé entre le consommateur et l’agriculteur est le plus grand : le score y est de 3,9 sur 10.

Le fossé entre l’agriculteur et le consommateur semble également très grand par le regard qu’ils portent sur le secteur. Les jeunes agriculteurs considèrent clairement leur secteur comme très innovant, ce qui contraste vivement avec la vision du Belge moyen : celui-ci juge l’agriculture moins innovante que l’industrie automobile, la construction, l’horeca, les assurances, l’administration et l’enseignement. À peine 1 Belge sur 10 estime que le secteur agricole évolue rapidement.

Les chercheurs en concluent que le fossé entre le consommateur et l’agriculteur est devenu immense. Le consommateur ne sait, en fait, plus ce que fait l’agriculteur de son village. C’est un problème grave. Le consommateur compatit clairement avec les problèmes du secteur, mais il a une image très désuète de celui-ci, alors que ce dernier travaille avec une foule d’innovations technologiques et autres. Ceci constitue un défi pour la nouvelle génération d’agriculteurs. La base de leur métier se rétrécit.

Le consommateur veut des filières courtes, mais le jeune agriculteur, non

En matière de durabilité et d’agriculture durable, le consommateur met l’accent surtout sur la nécessité de limiter les conséquences négatives pour l’environnement (46 %), le bien-être animal (41 %) et la sécurité alimentaire (41 %). Information étonnante : le consommateur attache plus de valeur à des produits à filière très courte qu’à une production biologique. À peine 1 Belge sur 6 estime que la production biologique est une priorité.

Pour stimuler l’agriculture durable, le Belge se tourne surtout vers les pouvoirs publics. 60 % des Belges estiment que les pouvoirs publics doivent garantir des prix corrects aux agriculteurs et miser davantage sur les filières courtes (41 %). Ceci a été confirmé par des études antérieures.

Les jeunes agriculteurs sont moins favorables à des investissements dans les filières courtes et estiment que le consommateur part à tort du principe qu’il s’agit là d’une solution durable. Ils attirent surtout l’attention sur le comportement de déplacement du consommateur, ce n'est pas un modèle prédisposé pour toutes les entreprises ou chefs d'entreprise. Il ressort des groupes de réflexion que les jeunes agriculteurs préfèrent recevoir un prix correct pour leurs produits plutôt qu’investir dans des filières courtes. Ils sont en revanche conscients que cela les rapproche du consommateur final et que cela aide à combler le fossé avec le consommateur.

Les jeunes agriculteurs doivent mieux se vendre

Les jeunes agriculteurs sont conscients de la faible attractivité de leur métier. Ils en ont conclu qu’ils devaient davantage sortir de leur réseau habituel et communiquer davantage sur des points tels que l’entrepreneuriat, l’innovation et la durabilité. L’agriculteur peut ainsi acquérir une voix dans les médias. Une étude de la KULeuven a montré que les agriculteurs n’avaient que rarement l’occasion de s’exprimer dans la presse.

Tant les consommateurs que les jeunes agriculteurs estiment que l’agriculture doit recevoir plus d’attention dans l’enseignement.

Youth Ag-Summit

La semaine prochaine, Bayer organise le Youth Ag-Summit, une conférence mondiale pour les jeunes visant à inspirer la génération à devenir des leaders d’opinion de l’agriculture et à faciliter les contacts entre eux.

Ce sommet constitue un lieu de rencontre où 100 jeunes leaders d’opinion de 18 à 25 ans du monde entier partageront leur vision et engageront un dialogue ouvert au sujet d’un des plus grands défis de la planète : comment résoudre la problématique de l’alimentation ? Le Youth Ag-Summit fait partie de l’Agricultural Education Program de Bayer et entend attirer l’attention sur l’alimentation et l’agriculture partout dans le monde.

 

Over het onderzoek

Sinds 2015 laat Bayer een jaarlijkse landbouwonderzoek uitvoeren. Dit jaar werd er gefocust op jonge landbouwers, in aanloop van de Global Youth Ag-Summit die dit jaar in Brussel plaats vindt. Het onderzoek werd uitgevoerd door Indiville tussen 10 en 28 juli bij een representatieve staal van 1111 Belgen, tussen 16 en 66 jaar, gewogen op geslacht, leeftijd en regio met een extra boost op jongeren (N = 100)

Op 20 en 21 september werden er ook focusgroepen georganiseerd met leden van Groene Kring en Fédération des Jeunes Agriculteurs (FJA). De groepen bestonden uit 6 leden, telkens tussen 20 en 30 jaar.

Over Bayer

Bayer is een wereldwijd opererende onderneming met kernactiviteiten in de Life Science-sectoren van de gezondheidszorg en de landbouw. Bayer wil met zijn producten en diensten de mens tot nut zijn en bijdragen tot een hogere levenskwaliteit. Tegelijkertijd creëert Bayer waarde via innovatie, groei en hoog winstpotentieel. Het concern staat voor duurzame ontwikkeling en erkent zijn rol als sociaal en ethisch verantwoordelijke ‘corporate citizen’. In het boekjaar 2016 telde Bayer ongeveer 115.200 medewerkers en bedroeg de omzet 46,8 miljard euro. De investeringen bedroegen 2,6 miljard euro en de R&D-uitgaven 4,7 miljard euro. Deze cijfers bevatten die van de hoogwaardige polymeren-business, die op 6 oktober 2015 als zelfstandige onderneming onder de naam Covestro op de beurs gebracht werd. Voor meer informatie, zie www.bayer.com

A propos de Weber Shandwick Brussels

À propos de Weber Shandwick

Weber Shandwick est une entreprise de communication et de relations publiques de premier plan sur la scène internationale, présente dans 78 villes et dont le réseau s’étend dans 128 villes. Les équipes hétéroclites de l’entreprise, comprenant des stratégistes, des analystes, des producteurs, des concepteurs, des développeurs et des initiateurs de campagne, ont remporté les prix les plus prestigieux du monde pour leurs approches innovantes et créatives et leur travail percutant. Weber Shandwick a été la seule agence de relations publiques représentée dans la liste des agences de l’Advertising Age en 2014, 2015 et la seule agence de relations publiques désignée comme A-List’ Agency Standout en 2017 et 2018. Weber Shandwick a reçu le prix de l’agence internationale de l’année de PRWeek’ en 2015, 2016, 2017 et 2018, le prix de l’agence internationale de l’année du Holmes Report en 2010, 2012, 2014, 2015 et 2017, et le prix de l’agence digitale de l’année du Holmes Report en 2016. L’entreprise dispose d’une vaste expertise dans plusieurs secteurs et domaines de spécialisation, dont le marketing destiné aux consommateurs, la réputation d’entreprise, les soins de santé, la technologie, les affaires publiques, les services financiers, la responsabilité sociale d’entreprise, les communications financières et la gestion de crises, reposant sur des méthodologies sociales, numériques et analytiques déposées. Weber Shandwick est une filiale du groupe Interpublic (NYSE: IPG). Pour plus d’informations, rendez-vous sur http://www.webershandwick.com.

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